Le sport, Le sexe
La pratique excessive du sport apparaît comme une récente forme d’addiction sans drogue. Comme pour d’autres comportements addictifs on peut considérer que l’addiction sportive commence par des excès, par la recherche de sensation de plaisirs et de désinhibition à travers la pratique sportive, qui va aboutir à l’installation d’un besoin irrépressible et dans certains cas des signes de sevrage.
Etre sportif de haut niveau nécessite un investissement sans mesure et l’acceptation d’un processus intra-psychique lié à la transformation corporelle, résultat d’une pratique intense et de longue durée. Combien de sportifs de haut niveau n’ont pas sacrifié leur jeunesse (au moins dans le sens que les non-pratiquants peuvent donner au terme sacrifice). La reconnaissance de leurs efforts arrive sous forme de médailles, d’applaudissements et malheureusement d’un enjeu au niveau de la publicité et de contrats mirobolants.
Quelles sont les caractéristiques d’une addiction au sport ?
Réduction du répertoire des exercices physiques conduisant à une activité physique stéréotypée, pratiquée au moins une fois par jour.
L’activité physique est plus investie que tout autre.
Augmentation de la tolérance de l’intensité de l’exercice, d’année en année.
Symptômes de sevrage avec tristesse lors de l’arrêt (volontaire ou contraint) de l’exercice physique.
Atténuation ou disparition des symptômes de sevrage à la reprise de l’exercice.
Perception subjective d’un besoin compulsif d’exercice.
Réinstallation rapide de l’activité compulsive après une période d’interruption.
Poursuite de l’exercice physique intense en dépit de maladies physiques graves causées, aggravées ou prolongées par le sport. Négligence des avis contraires donnés par les médecins ou les entraîneurs.
Difficultés ou conflits avec la famille, les amis ou l’employeur liés à l’activité sportive.
Le sujet s’oblige à perdre du poids en suivant un régime, pour améliorer ses performances.
Psychologiquement
Nous pouvons remarquer que l’addiction au sport réagit de manière similaire aux autres addictions à quelques exceptions près. En effet, nous pouvons voir des similitudes dans les différents symptômes tels que la perte de l’enthousiasme et la perte de la vie sociale amenés par la pratique trop intensive du sport.
Néanmoins nous pouvons observer de nombreuses différences entre l’addiction au sport et les autres addictions Pour devenir addict au sport la personne est obligée d’être dans des conditions de sportif de haut niveau ; c’est un changement intrapsychique en parallèle à un changement physique qui est responsable de cette addiction.
Physiquement
Nous pouvons voir que l’addiction au sport réagit de manière similaire aux autres addictions. En effet, le circuit du plaisir responsable est aussi en cause dans cette addiction. La pratique intensive d’un sport à haut niveau impliquant une action sportive répétée provoque le fait que le cerveau assimile cette action au plaisir et donc, le cerveau demande la création d’endorphines venant se placer entre les connexions nerveuses en transmettant le message du plaisir.
Après un certain temps, le cerveau commence à diminuer les doses d’endorphines qui sont créées, obligeant le sportif à faire de plus en plus de sport afin de recevoir une dose égale a celle qu’il recevait au début de son addiction.
L’addiction à l’acte sexuel
Depuis peu de temps, plusieurs médecins et plusieurs psychologues se sont mis à étudier ce que l’on appelle l’addiction à l’acte sexuel.
Leurs travaux ont réussi à prouver que l’addiction à l’acte sexuel est une realité. En partant du fait que les addictions sont en majorité dues au circuit du plaisir, et que ce même circuit est la raison du plaisir sexuel ; ces scientifiques ont avancé l’hypothèse que cette addiction existe et qu’elle suit le même principe que les autres addictions.
Physiquement
Nous pouvons constater que l’addiction à l’acte sexuel agit selon le même principe que celui des autres addictions. En effet, l’acte sexuel étant naturellement associé au plaisir et provoquant la libération d’endorphines dans le corps, nous pouvons affirmer que cette addiction existe.
De plus, nous pouvons observer que, dans un couple, l’acte sexuel en lui même évolue avec la relation amoureuse. En effet, de nombreux couples se retrouvent dans le besoin d’ajouter un élément supplémentaire à leurs rapports afin de ressentir un plaisir équivalent à celui qu’ils ressentaient au début.
Ce fait nous permet donc d’affirmer que la dose d’endorphine livrée par le corps diminue au fur et à mesure que les rapports se multiplient et donc que le besoin de rapports plus nombreux et, ou, différents existe. Ce raisonnement nous permet donc d’affirmer que l’addiction existe.
Psychologiquement
Psychologiquement nous pouvons remarquer que les symptômes normaux d’une addiction tel que le besoin de l’action sont presents. Néanmoins nous pouvons remarquer que cette addiction a aussi de nombreuses différences avec les autres. En effet, cette addiction ne comporte pas les nombreux désagréments des autres addictions tel que la desocialisation ou la dépression.