Tabac
Le tabac
Le tabac vendu dans le commerce provient des feuilles de la plante Nicotania Tabacum, séchées et fermentées.
Les différents type de tabac sont dus au mode de sechage de la plante :
- Séché à l'air ou au feu : Tabac brun
- Séché à l'air chaud : Tabac blond
- Séché à l'air ou au soleil : Tabac clair (dit "gout américain")
Le tabac est moins nocif lorsqu’il est consommé à haute dose (ex. 20 cigarettes par jour pendant 15 ans soit 109500 cigarettes équivalent à 110 kilos de tabac) relativement peu longtemps que lorsqu’il est consommé à moindre dose mais plus longtemps (10 cigarettes par jour pendant 30 ans soit 109500 cigarettes équivalent à 110 kilos de tabac) .
Selon l’Oms, en 2020 le tabac deviendrait le premier facteur de mortalité dans le monde (environ 10 millions de morts par an).
Actuellement en France on situerait à 66000 le nombre de morts par an dû au tabagisme.
Les adolescents essaient plus tôt que leurs aînés la cigarettes: à 18 ans 4 jeunes sur 5 ont fumés au moins une fois, et ce, même si l’augmentation des prix des cigarettes en ont dissuadés plus d’un. Les adolescents ont trouvés un moyen de pallier à ces augmentations en fumant des "roulées", moins chères. La consommation de tabac est d’autant plus forte que les adolescents n’hésite pas à mélanger les substances: la cigarette, est facilement mélangé au cannabis, et le narguilé est de plus en plus présent.
Les gens consomment différemment car ils sont dépendant du geste, d’un besoin de concentration, le tabac leur apparaissant comme un stimulant intellectuel venant naturellement, ou l’effet apaisant et antistress de la cigarette.
La nicotine active ces canaux entraînant une cascade d'activités sur les systèmes cérébraux noradrénergiques et dopaminergiques, ainsi que sur les récepteurs répartis dans le corps (muscles en particulier).
À faible dose, la nicotine a un effet stimulant. Elle peut engendrer une augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, provoque une libération d'adrénaline (hormone stimulante) et réduit l'appétit.
La fumée résultant de la combustion du tabac comporte plus de 5 300 substances toxiques, dont 50 reconnues cancérigènes : du benzène, du monoxyde de carbone, du formaldéhyde, du goudron, de l'arsenic ou encore de l'ammoniac.
Certains des composants provenant de l'engrais sont radioactifs, notamment, le polonium 210, hautement radioactif.
Les promoteurs de cigarettes, afin de toucher une clientèle toujours plus grande, mettent au point différentes façons de fumer: light, voir ultralight, blondes ou brunes, mentholées; sucrées, anisée, roulées, en cigarillos, avec ou sans filtre (le filtre est percé de microperforations diluant le flux principal)...
Avant toutes choses, il faut savoir que fumer une drogue (quelle qu'elle soit) est le mode d'administration le plus rapide. Beaucoup plus nocif, beaucoup plus rapide, beaucoup plus forte que l'injection, même intraveineuse ou le «sniff» par voie nasale.
La fumée inhalée parcourt l'autoroute bronchique à toute allure pour passer dans le sang à travers les alvéoles pulmonaires. La nicotines et rapidement absorbée. Elle est propulsée par la partie gauche du cœur vers les artères carotidiennes et le cerveau, provoquant un «effet flash» à son arrivée. Entre l'inhalation, la première bouffée et l'arrivée au cerveau de la substance, il s'est écoulé moins 10 secondes ! Deux fois plus rapide qu'un «shoot» par voie veineuse, la cigarette est plus forte qu'une seringue de nicotine. Plus les shoots de nicotine se répètent, plus les récepteurs se multiplient et, dans le même temps, deviennent de moins en moins sensibles. Après quelques années , la quantité de nicotine nécessaire à ces récepteurs se stabilise, et le fumeur trouve sa consommation de croisière qu'il gardera généralement toute sa vie.
Si la nicotine agit aussi rapidement, c'est parce que notre cerveau possède un grand nombre de récepteurs sur lesquels elle peut venir se fixer au niveau d'une région liée au plaisir, le noyau accumbens*. Ce noyau fait partie d'un ensemble de structures cérébrales, reliées entre elles, qui constituent le circuit de la récompense. Il définit à chaque instant l'était de satisfaction physique et psychique de l'individu et est activé par le libération de dopamine (surnommée molécule du plaisir)*.
Le cerveau contient des neurones à dopamine (ou neurones dopaminergiques) impliqués dans le contrôle des émotions et des conduites affectives, dont le plaisir. Quel que soit le produit consommé, (tabac, alcool, cocaïne, tranquillisants ...) il détourne à son profit des cibles destinées à accroitre la libération ou la concentration de dopamine. Ce qui explique non seulement le plaisir éprouvé lors de la prise de drogue mais aussi le besoin irrépressible de recommencer afin de continuer à éprouver les effets stimulants, euphorisant et hédonique.
Le fait que le tabac soit si répandu est du au fait qu'il ne «défonce» pas : la consommation de tabac n'entraine aucune conséquence psychiatrique immédiate, mais ce manifestant à moyen terme : anxiolytique, antidépresseurs et anorexigène (coupeur d'appétit), voir, pour certains, dynamisant, propice à la concentration, aidant à la mémoire et la vigilance, quoique plus contestés.
Des symptômes «psychiatriques» apparaissent lorsque l'on décide d'arrêter de fumer : humeur dépressive, insomnie, irritabilité, sentiment de frustration, colère, anxiété, difficulté de concentration, fébrilité, augmentation de l'appétit, prise de poids...
La difficulté d'arrêter est d'autant plus accentuée par le fait qu'arrêter de fumer est devenu, dans la conscience collective, synonyme de volonté or, combien ont peur d'essayer puis culpabiliser de ne pas y arriver ? Combien de fois avons nous entendus qu'il suffisait de vouloir pour arrêter ? Le circuit de la récompense, de la dépendance, de l'addiction et de la mémoire du plaisir ne s'efface pas par la simple volonté.
Le tabac est une des substances addictives, la plus dure à arrêter, car elle ne crée pas une dépendance unique ; mais une dépendance physique, comportementale, mais aussi gestuelle.
Commençons par la dépendance physique.
La dépendance à la cigarette à souvent été assimilée à la dépendance à la nicotine. Or les traitements à base de substituts nicotiniques échouent dans plus de 70% des cas . (Des substituts médicamenteux, pour pallier à l’héroïne, n’échouent que dans 20% des cas). Les patchs, les gommes à mâcher, inhalateurs ne suffisent pas, et ne permettent pas la fin de la dépendance.
Le professeur Tassin, neurobiologiste au collège de France, déclare même que: «Jusqu'à aujourd’hui, le discours officiel constituait à donner l’entière responsabilité de la dépendance au tabac à la nicotine. Or, en privé, de plus en plus de gens reconnaissent que la nicotine est peu addictive»
Or, aucun palliatif réellement efficace n'a été découvert, de plus, si le seul besoin physique permettait de «décrocher» de la cigarette, la difficulté serait moindre.
Le besoin de concentration est un facteur de la dépendance comportementale, la cigarette étant indispensable pour commencer une activité intellectuelle, le tabac venant naturellement quand ils travaillent, écrivent ou réfléchissent, faisant office de stimulant.
L'autre facteur majeur de la dépendance comportementale est l'effet apaisant ou «antistress»,
fumer provocant une sensation de relaxation et de bien être.
La cigarette est associée au quotidien de la vie d'un fumeur; destressante, comblant l'ennuie, dynamisant, propice à la concentration, ou aidant à la mémoire et la vigilance...
La dépendance se manifeste aussi de manière gestuelle: elle donne une contenance, occupe les mains et est associée à la présentation et au comportement en public, permettant de vaincre sa timidité.
Une peu d'histoire sur le tabac...
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1492 |
Christophe Colomb découvre l’Amérique et s’aperçoit que les Indiens fument une plante nommée petum. |
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1520 |
Les premières graines de tabac sont rapportées en Europe. |
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1561 |
Jean Nicot envoit des feuilles de tabac râpées à Catherine de Médicis, reine de France. |
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1629 |
Richelieu créait le premier impôt sur le tabac. |
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1681 |
Colbert instaure le monopole d'État de la vente et la fabrication du tabac. |
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1809 |
La nicotine est découverte par Louis Nicolas Vauquelin. |
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1830 |
Les premières cigarettes fabriquées de façon industrielle apparaissent. |
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1843 |
La première machine à fabriquer les cigarettes est inventée. |
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1950 |
Les premières études épidémiologiques prouvent la toxicité du tabac. |
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2000 |
L'état français se désengage de la Seita. |
(îî http://www.tabac-info-service.fr/tout-savoir-sur-le-tabac/petite-histoire-du-tabac)
Effets bénéfiques de l'arrêt du tabac :
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20 minutes après arrêt de la cigarette |
La pression sanguine élevée commence à baisser et la température aux extrémités du corps revient à la normale. |
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8 heures après arrêt de la cigarette |
La circulation sanguine et les fonctions pulmonaires s'améliorent. Le risque d'infection pulmonaire décroît. |
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1 journée après arrêt de la cigarette |
Le taux de monoxyde de carbone dans le sang est normal. |
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Entre 2 semaines et 3 mois après arrêt de la cigarette |
Le souffle et la santé des sinus s'améliorent. La toux et la sensation de fatigue baissent. Quelques mois après la dernière cigarette, les fonctions pulmonaires des patients souffrant de maladies pulmonaires chroniques et obstructives s'améliorent de 5%. Le risque de décéder de ces maladies baisse. |
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Entre 1 et 9 mois après arrêt de la cigarette |
Le risque de crise cardiaque décline. |
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1 année après arrêt de la cigarette |
Le risque d'attaque cardiaque baisse de 50%. |
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5 ans après arrêt de la cigarette. |
Le risque de cancer de la cavité orale et de l'œsophage décroît de 50%. |
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Entre 5 et 15 ans après arrêt de la cigarette |
Le risque de crise cardiaque est quasiment le même que celui d'une personne qui n'a jamais fumé. Varie selon les individus. |
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10 ans après arrêt de la
cigarette |
Le risque de développer un cancer des poumons est de 30 à 50% inférieur à une personne qui continue de fumer. Ce taux augmente avec une abstinence prolongée. De manière significative, le risque de contracter un cancer de la prostate, de l'utérus, de l'œsophage, des reins, de la bouche, du pancréas ou de la gorge chute. |
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Entre 10 et 15 ans après arrêt de la cigarette |
Les risques de mourir de n'importe quelle maladie sont les mêmes que celles d'une personne qui n'a jamais fumé. |
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15 années après arrêt de la cigarette |
Les risques de mourir d'une attaque cardiaque sont les mêmes que ceux d'une personne qui n'a jamais fumé. |
De nombreuses mesures ont été prises afin de prévenir des risques du tabac.
Loi Evin 1991 : Interdiction de fumer dans les lieux publics et de faire de la publicité pour le tabac.
De plus, on constate des augmentations des prix des paquets de cigarette, des spots publicitaires de lutte contre le tabagisme, actif ou passif, de la prévention dans les écoles, ainsi que des « avertissements » sous formes de slogans : « Fumer tue », « Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage », et bientôt, des photographies de poumons, de dents abimés par la consommation de tabac.
Ces interdictions vont parfois jusqu'à censurer des affiches dans le métro. On constatera que sur l'affiche du film « Vie Héroïque » sur Gainsbourg, la fumée de la cigarette a été supprimée, de même pour le film « Coco avant Chanel » où l'affiche est tout simplement refusée.
Le produit de l'augmentation des paquets est réparti proportionnellement entre l'État (80%), les fabricants (entre 11 et 12%), les buralistes 6%, et le distributeur de tabac conserve le reste.
Cette consommation entraine de très nombreuses pathologies : la fumée de tabac agit directement ou indirectement sur tout les organes.
=> Des actions directes sur les muqueuses respiratoires (la fumée passe directement par la bouche, le larynx, le pharynx, l’œsophage et les poumons)
=> Des poumons, les composants toxiques passent dans le sang en passant la barrière artériolo-capillaire. Une fois franchie, les composants passent dans les vaisseaux, et de là, se déposent sur tous les organes.
On trouvera par exemple, comme pathologie, des broncho-pneumopathies chroniques obstructives:
Dès les premières bouffées de tabac, les cils bronchiques ont une activité diminuée, la viscosité des crachats n’est plus optimale. Au fur et à mesure de la consommation de tabac, les cils
disparaissent. La toux devient le dernier moyen d’éliminer le mucus et les particules que les cils devaient évacuer.
Les cellules glandulaires et bronchiques continuent de produire du mucus, les cils disparaissant, le mucus s’accumule dans les bronches, provoquant des bronchiques chroniques.
On comptera aussi des maladies cardio et cérébraux-vasculaires :
Quand lors des débuts de la consommation il y a une accélération du rythme cardiaque et de la pression artérielle. Lorsque que la consommation est installée, ceci ne répondent plus.
Le monoxyde de carbone prends la place de l'oxygène de 2 à 15% sur l’hémoglobine des hématies.
Enfin, les cancers, les infarctus, sont à l’origine du nombre exubérant de mort associé au tabac, qu’il soit fumé, mâché, chiqué…