Lexique

Dépendance physique :
État adaptatif de l'organisme caractérisé par l'apparition de trouble physique, parfois intense lorsque l'administration est suspendue brusquement. Leur ensemble constitue le syndrome de sevrage, d'abstinence ou de manque.

Dépendance psychique (ou assuétude) :
Désir souvent irrépressible de  répéter les prises afin de multiplier les expériences agréables.

Ces deux notions de dépendance ont une très forte corrélation, l'une influant sur l'autre et réciproquement.

Tolérance (ou accoutumance) :
Diminution des effets sur l'organisme d'une dose fixe d'une substance au fur et à mesure de son utilisation. Elle se traduit par la tendance à augmenter les doses à chaque prise et à la réduction du temps entre celles-ci. 

Toxicophilie (ou appétence pour les toxiques) :
La toxicomanie est une modalité de l'ensemble des conduites addictives. Elles se définissent par la conduite dominée par la dépendance vis-à-vis d'un besoin impérieux et de l'objet susceptible de le satisfaire:
-La toxicomanie 
-Les troubles de la conduite alimentaire (boulimie, anorexie),
-Les joueurs pathologiques,
-La dépendance au travail,
-Les achats compulsifs,
-L'alcoolisme, la dépendance au sexe...

On notera que la prise d'une substance n'est pas synonyme de toxicomanie; Ainsi, l'usage de haschich peut certes être révélatrice d'un comportement toxicomaniaque, mais aussi une conduite récréative ou conviviale. Par exemple, seul un faible pourcentage des soldats américains ayant été intoxiqué à l'héroïne au cours de la guerre du Viêt-Nam ont poursuivie leur intoxication à leur retour.

La toxicomanie se fait tout d'abord par la substance: 

Substance :
Sa signification pour le sujet, la tolérance à l'égard d'une ou des drogues , la dépendance physique et/ou psychique à l'égard de la drogue.

Ses répercussions :
Conséquences nuisibles pour l'individu, son entourage et plus globalement la société qui sont liée à la motivation du sujet , au désir invincible ou à la nécessité de poursuivre l'usage de drogues, l'amenant à s'en procurer par tout les moyens.

Drogues:
Substance susceptible de perturber la conscience, la perception de la réalité.
Nom donné aux stupéfiants comme la morphine. Selon un usage plus ancien, le terme est aussi utilisé pour signifier médicaments.

La définition de drogue reste néanmoins très variable. Cette hétérogénéité traduit la disparité des intervenants appelés à manier ce  terme. Ainsi, le système judiciaire envisage les drogues en fonction de l'aspect illicite du produit; Les intervenants en toxicomanie plutôt en fonction de leur potentiel de dépendance. Ainsi des produits licites tels que l'alcool ou le tabac, voir des produits détournés de leur usage habituel (médicaments, solvants...) seront considérés comme des drogues à part entière.


Classification clinique des drogues.

Stupéfiants

· Opium et dérivés : morphine, codéine, héroïne, codéthyline et thébaïne.
· Les dérivés morphiniques de synthèse : Péthydine, Buprénorphine, Dextromoramide, Dextropropoxyphène, Pentozocine, Méthadone.
· Produit de fabrication illicite : MTPT (Méthyl Phényl Tétra Hydropyridine)

Hallucinogènes :

· Phencyclidine,
· LSD 25,
· Mescaline,
· Psilocybine
· DMT (Diméthyltryptamine)
· STP ou DOM (Diméthoxymethylamphétamine)
· Cannabis
· Ice (Chlorhydrate de méthamphétamine) 


Excitants

Mineurs :
Tabac, thé, café, chocolat, khat, β stimulants, vasoconstricteurs nasaux.

Majeurs :
· Cocaïne, Crack;
· Amphétamines et dérivés : ecstasy (Méthylènedioxymétanphétamine) MDA (Méthylène dioxyamphétamines), anorexigènes,

Sédatifs :
· Benzodiazépines
· Barbituriques
· Hydoxyzine
· Carbamates 

Enivrants  :
· Alcool
· Éther
· Poppers (Nitrite d'amyle)
· Toluène
· Trichloréthylène
· Vapeur de carburant
· Méthyléthylcétone
· Dichloropropène 1,2
· Artane...




Autres Définitions :

Acétylcholine :
C'est le premier neurotransmetteur considéré comme tels, en 1921. 

Adrénaline:
L'adrénaline est un neurotransmetteur de la famille des *catécholamines. On la confond souvent avec la *noradrénaline substance dont elle dérive. On la trouve principalement dans le système nerveux central, et particulièrement dans l'hypothalamus et bulbe rachidien, L'adrénaline est une véritable hormone, sécrétée en abondance par les cellules chromaffine de la glande médullosurrenale, qui en revanche produisent peu de noradrénaline, Cette hormone a une action *sympathique, c'est-à-dire mimant l'action du système sympathique, accélère le rythme cardiaque, augmente la pression artérielle, dilate les bronches et les pupilles, et élève la concentration du glucose sanguin (glycémie). Cette hormone est sécrétée dans une situation de peur ou d'anxiété.

Alcool :
Famille de molécules organiques dont la plus usuelle est l'alcool éthylique ou éthanol  présent dans les boissons alcoolisée. L'éthanol est produit par la fermentation des jus de fruits ou de composés glucidiques et extrait par distillation. Absorbé à dose modérées, l'alcool à des propriété euphorisantes et anxiolytiques. Son abus produit l'ivresse et son usage répété l'alcoolisme,

Alcoolisme :
C'est une forme de toxicomanie. Cependant, dans les sociétés occidentales, elle prend une place très particulière. En effet, la consommation d'alcool est non seulement licite, mais fait partie aussi partie intégrante de la culture. Comportement entrainant des manifestations physique et psychiques provoquant de de l'agressivité et des états *démentiels.
Sur le plan physique, les troubles concernent plus souvent l'appareil digestif (cirrhoses, hémorragie digestive...) et le système nerveux périphérique (troubles de la sensibilité...)
Les troubles psychiques de l'alcoolisme consistent en une altération globale de la personnalité, avec en particulier une instabilité du caractère qui rend l'alcoolique très difficile à vivre pour son entourage.

Amphétamines :
Famille de substances *psychotropes appartenant au groupe des stimulants de la vigilance, lui même faisant partie des psychoanaleptiques. Ces substances ont sur l'organisme un effet globalement inverse de celui des *hypnotiques. Dans le système nerveux central, les amphétamines provoquent la libération de *neuromédiateurs éveillant comme la noradrénaline et la dopamine.
L'abus d'amphétamine rend les sujets totalement désinhibés, surs d'eux et, par la suite, inconscients des interdits et des barrages sociaux, inconscients aussi des risques qu'ils prennent et font prendre aux autres. La vente de ces produits est maintenant strictement contrôlée.

Antidépresseurs :
Groupes de substances *psychotropes encore appelées stimulants de l'humeur et appartenant au groupe des psychoanaleptiques. Parmi les antidépresseurs figurent notamment les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) comme l'iproniazide et la tranylcypromine. Les IMAO bloquent l'activité de la monoamine oxydase, une importante enzyme du métabolisme cérébral dont la fonction est d'oxyder, donc de détruire, divers médiateurs cérébraux appelés monoamines (comme la noradrénaline ou la sérotonine). L'inhibition  de cette enzyme par les IMAO aboutit à un accroissement de la quantité de ces médiateurs dans le cerveau. Les antidépresseurs ont schématiquement une activité inverse de celle des *neuroleptiques.


Anxiolytiques :
Adj. : Se dit d'une substance qui  supprime l'anxiété. En ce sens, diverses substances comme l'alcool, ou des tranquillisants peuvent être considérés comme étant des anxiolytiques. A l'opposé, d'autres substances qui produisent de l'anxiété sont dites *anxiogènes.
Nm. : Nom souvent donné à une famille des tranquillisants mineurs, appartenant au groupe plus vaste des *psycholeptiques, la famille des *Benzodiazépines du fait notamment de ses propriétés anxiolytiques.

Axone :
L'axone est le prolongement cytoplasmique principal du *neurone dont il représente la structure émettrice et conductrice du message nerveux.
Il prends naissance, au niveau d'une expansion du corps cellulaire (le cône d'émergence) par le segment initial court ou naissent les *potentiels d'actions. Celui-ci se continue par l'axone proprement dit, le long duquel se propagent les messages nerveux. Tout au long de son trajet il émet, à angles droit, de nombreuses *collatérales de même nature que lui. Axone et collatérales se terminent soit par une arborisation dont chaque branche se renfle en boutons synaptiques terminaux; doit par une partie terminale présentant une série de *varicosités ou  *boutons en passant. Ces boutons dont le contact avec des cellules spécifiques au niveaux des zones spécialisées, les *synapses. L'axone et ses collatérales sont fréquemment entourés par une gaine qui permet d'accroître la vitesse de conduction nerveuse.
L'axone est dépourvue de toute structure propre à assurer la synthèse des protéines, la machinerie adéquate étant confiné au *soma (corps cellulaire) neuronal. Il est en revanche doté d'un *cytosquelette, de structure complexe et d'une remarquable efficacité fonctionnelle, qui permet l'acheminement bidirectionnel rapide de molécules et d'organites entre le soma neuronal et les terminaisons axonales les plus éloignées.
De nombreuses expériences sur la physiologie de l'axone ont pu être menées à bien sur un matériaux particulièrement favorable, l'axone géant d'un mollusque, le calmar.

Barbituriques :
Principale famille des *hypnotiques, groupes des médicaments qui provoquent le sommeil en diminuant l'activité psychique, appartenant eux-mêmes au groupes des *psycholeptiques. Les barbituriques comprennent notamment l'amobarbital (Eunoctal) et le penthiobarbital (Penthotal)

Benzodiazépines :
Très importante famille des *tranquillisants mineurs appartenant eux-mêmes au groupe des *psycholeptiques. Les benzodiazépines  comprennent notamment le chlordiazépoxyde (Librium), le diazépam (Valium) et le clorazépate (Tranxène). Parmi leurs propriétés, les benzodiazépines sont anticonvulsivantes, anxiolytiques, sédatives, hypnotiques.
Ces effets peuvent être favorisés par l'ingestion d'autres agents, comme l'alcool, par exemple. Les benzodiazépines exercent leur action par l'intermédiaire de récepteurs cérébraux qui, à leur tour, agissent sur le grand médiateur inhibiteur du cerveau, (le GABA), dont elles accroissent l'action.
Des molécules ont été récemment fabriquées (appartenant à la famille chimique des bêta-carbolines), qui ont des propriétés opposées à celles des benzodiazépines et ont donc, selon les doses administrées, des effets convulsivants, et anxiogènes. 

Bouton synaptique :
Les boutons sont des renflements ou des varicosités de l'axone et ses collatérales au niveau desquels s'établissent des contacts de type synaptique avec les cellules cibles (neurones, cellules musculaires ou glandulaires). Ils sont caractérisés par la présence de *vésicules synaptiques. Ils sont de deux types : Boutons terminaux, représentant les ultimes terminaisons de l'axone, et boutons en passant, correspondant à une série de varicosités disposées le long de la partie terminale de l'axone. Ce dernier type caractérise notamment les contacts entre neurones *sympathiques post-ganglionnaires et cellules musculaires lisses (viscères, vaisseaux sanguins).

Circuit neuronal :
Par nature, les *neurones ne sont jamais isolés. Connectés entre eux et à des récepteurs sensoriels ou des effecteurs moteurs (fibres musculaires) au niveaux des *synapses, ils forment des circuits (ou réseaux) neuronaux dont chacun assume une fonction nerveuse donnée (circuit médullaire d'évitement par exemple). Cette définition a cependant quelque chose d'artificiel dans la mesure ou tous les neurones de l'organisme (nous en aurions cent milliards !) sont en fin de compte connectés les uns aux autres, même de façon très indirecte, et interagissent fonctionnellement de manière  foncièrement et unitaire.
On distingue des circuits spécifiques, dits point par point, qui assurent la transmission précise d'informations d'un point à un autre de l'organisme, par exemple d'un organe tactile de la peau à la moelle épinière puis à une fibre musculaire (motoneurone), et des systèmes diffus, comme l'arborisation terminale de l'axone irradiant dans une zone très vaste, qui modulent l'activité des circuits spécifiques. Dans les circuits neuronaux ou *macrocircuits sont intégrés des microcircuits (comprenant des *interneurones excitateurs ou inhibiteurs), à rôle régulateur, l'ensemble du réseaux étant par ailleurs très hiérarchisé. On doit en outre considérer les cellules *gliales compagnes obligatoire des neurones, comme des partenaires indispensables au bon fonctionnement de tous  les types de circuits. Dans les conditions normales, les circuits neuronaux montre un certain degré de *plasticité anatomique et fonctionnelle. Néanmoins, après liaison traumatique ou neurodégénérative les capacités d'autoréparations spontanée du réseau neuronal restent extrêmement limitées, surtout chez les mammifères adultes.

Cytosquelette :
Le squelette cytoplasmique ou cytosquelette est constitué par un réseau intracellulaire de plusieurs types de protéines filamenteuses. Toute cellule animale possède un cytosquelette mais celui d'un neurone est particulièrement développé du à la nécessite de transporter des molécules et des organites sur toute la longueur de ses prolongements, dentriques et plus encore axonaux.
Le cytosquelette neuronal est formé par un réseau tridimensionnel de trois principaux types de filaments protéiques : les microtubules, les microfilaments et les filaments intermédiaires.


Dentrites :
Les dentrites représentent l'un des deux types de prolongements qui prennent naissance au niveau du corps cellulaire (soma neuronal), l'autre étant l'axone. Le nombre de tronc dentriques issus du soma neuronal varie de un à une dizaine. Ces troncs s'épanouissent rapidement en une arborisation dont les caractéristiques morphologiques (forme générale et arrangement spatial, nombre des ramifications, densité des protubérances ou épines) sont propres à chaque catégorie neuronale. Ces caractéristiques sont en partie génétiques, en partie *épigénétiques c'est-à-dire, résultants d'interactions cellulaires successives au cours du développement. A la différence des axones, les dentrites présentent : un contour irrégulier dû à la présence de protubérances ou d'appendices (épines notamment); un diamètre qui se réduit progressivement à la faveur des branchements; des ramifications à angles aigus; une ultrastructure assez proche de celle du soma neuronal (présence de ribosomes). On peut aussi les distinguer par immunocytochimie anticorps, cette protéine étant beaucoup plus abondante dans les dentrites que dans l'axone.
L'arborisation dentritique offre une surface de contact considérable aux milliers, voir dizaines de milliers de boutons synaptiques issus de très nombreux neurones afférents (synapses axo-dentritiques) et constitue ainsi la principale structure  de réception des messages nerveux. Dans plusieurs systèmes (en particulier celui des neurones pyramidaux de l'hippocampe), il a été clairement démontré que les afférences provenant de différentes régions du système nerveux centrale établissaient des contacts synaptiques à des étages différents de l'arborisation dentritique du neurone cible.

Dopamine ou Dopa :
La dopamine est un neurotransmetteur du groupe des *catécholamines. Elle résulte de la transformation de la L-Dopa (par décarboxylation) elle même synthétisée à partir de l'acide aminés tyrosine par une enzyme clef : la tyrosine hydroxylase.
Les corps cellulaires des neurones dopaminergiques (synthétisant la dopamine) sont concentrés dans la partie mésencéphalique (cerveau moyen) du tronc cérébral, principalement dans la *substance noire. Mais leurs axones se projettent en différents point du cerveau, notamment le striatum, le système limbique et le cortex préfrontal. À la diversité des projections répond une diversité de rôles : attention, initiation motrice (ma dégénérescence sélectives des neurones dopaminergiques de la substance noire est notamment à l'origine de troubles moteurs qui caractérisent la maladie de Parkinson), mais aussi genèse du plaisir, comportement sexuel, comportement social, fonction de reproduction. La dopamine apparaît comme un activateur central non spécifique capable de  moduler la réponse comportementale à différents niveaux.

Élimination synaptique :
La mise en place des connexions entre neurones passe par une phase initiale de redondance, suivie par une phase d'élimination des synapses surnuméraires. Cet ajustement est réalisé, soit par la disparition de certains neurones afférents, soir par la rétractation ou l'élimination de collatérales axonales sans *mort neuronale. Le mécanisme en cause fait intervenir une compétition entre fibres afférentes sur la même cible pour la capture d'un facteur *trophique et permet d'affiner la précision des projections axonales.

Endomorphine :
A la différence de la morphine, peptide opioïde exogène extraite du pavot, les endomorphines sont des morphines endogènes, c'est-à-dire, produites par l'organisme, en l'occurrence le système nerveux central; ce sont des neuropeptides opioïdes.
Leur existence a d'abord été suggérée par la mise en évidence de récepteurs de la membrane neuronale présentant une forte affinité pour la morphine.
Deux pentapeptides différents ont été isolés, nommés enképhalines : méthionines-enképhaline d'une part, leucine-enképhaline d'autre par, la méthionines et la leucine étant deux acides aminés terminaux, seule différence entre ces enképhalines. Par la suite, d'autres endomorphines apparentés aux enképhalines ont été mis en évidence.
Les endomorphines sont synthétisées dans le soma des neurones sécréteurs sous formes de molécules précurseurs inactives de plus grande taille (une trentaine d'acide aminés). Elles atténuent la sensation de douleur en inhibant la libération de substance P (le neurotransmetteur des messages douloureux). Elles ont à la fois une action analgésique, mais influence aussi sur la motricité, la circulation, la thermorégulation, la digestion et la sécrétion hormonale. Les endorphines, libérés au moment de l'orgasme, provoqueraient la satiété sexuelle en inhibant certaines cellules de l'hypotalamus.

Hallucinogènes :
Famille de substances psychotropes appartenant au groupe des psychodysleptiques. Les hallucinogènes modifient l'humeur en faisant alterner des phases d'euphories et des phases d'anxiété; ils troublent la perception et le sentiment d'écoulement du temps. Les hallucinogènes les plus connus sont le haschich et ses dérivés (tétrahydrocannabinols) tiré du chanvre, la mescaline, tirée du cactus Peyotl, la psylocybine, tirée de champignons hallucinogènes et le lysergamide ou lysergide (LSD) obtenu par synthèse chimique. La vente des hallucinogènes est interdite depuis 1960.

Hypnotiques :
Famille de substances psychotropes, appartenant au groupe des psycholeptiques, et dont la fonction essentielle est de faire dormir. La plus importante famille d'hypnotiques est sans doute celles des barbituriques. Utilisé jusque vers les années 1960 pour induire le sommeil, les hypnotiques sont maintenant largement remplacés par les tranquillisants mineurs comme les benzodiazépines qui facilitent l'endormissement.

Interneurones :
Les interneurones sont des neurones à axone court, donc d'extension limitée. Ils sont intégrés dans des circuits complexe dans lesquels ils jouent un rôle soit excitateur soit inhibiteur.

Morphine :
Stupéfiant extrait du pavot et dont les propriétés sont connues depuis l'Antiquité. La morphine possède à la fois des propriétés bénéfiques en thérapeutique (abolition de la douleur) et des effets extrêmement dangereux (création d'une dépendance pouvant aller jusqu'à l'overdose). Le cerveau produit de l'endomorphine, qui a une action quasi similaire à celle de la morphine, mais ayant une durée de vie beaucoup plus brève, ne présentant pas les inconvénients de la morphine au pavot.

Mort neuronale :
A l'exception des morts pathologiques liées à des maladies neurodégénératives, c'est un évènement biologique normal, au moment ou les axones atteignent leurs cibles. Le nombre final est ajusté en fonction de l'importance du champ innervé : les neurones en surproduction disparaissent. Cette perte est diffuse : les neurones morts sont mélangés au cellules normales et disparaissent au bout de quelques heures par un processus d'autodestruction, l'apoptose.

Motoneurone :
Comme son nom l'indique, les motoneurones sont des neurones moteurs dont le corps cellulaire (soma) est localisé dans le système nerveux centrale et dont l'axone chemine dans le système nerveux périphérique. Ces neurones de sortie vers la périphérie sont peu nombreux (environ deux million) comparé au nombre estimé de cent milliards de neurones présents dans le système nerveux humain. Ils innervent les muscles striés squelettiques dont ils commandent la contraction.

Narcotiques :
Se dit de substances qui engourdissent la sensibilité comme les stupéfiants ou les somnifères.

Neuromédiateur :
Terminologie ancienne pour neurotransmetteur.

Neuromodulation :
Le message brut peut être modulé, c'est-à-dire soit amplifié (ou potentialisé), soit atténué . Il en résulte un affinement du fonctionnement nerveux. Cette neuromodulation est réalisée, au niveaux des synapses, par différents mécanisme dont les acteurs essentiels sont les neurotransmetteurs et les neuropeptides qui, le plus souvent, coopèrent en un jeu subtil.

Neurone :
Le neurone est l'élément fondamental du tissu nerveux. C'est une cellule excitable, conductrice de signaux type électrique et sécrétrice d'une ou de plusieurs substances chimiques spécifiques appelées neurotransmetteurs. Ses fonctions essentielles sont la transmission et l'intégration des messages nerveux.
Le neurone est constitué d'un corps cellulaire appelé soma neuronal qui renferme le noyau et donne naissance à des prolongements cytoplasmiques plus ou moins arborescents, appartenant à deux types morphologiquement et fonctionnellement différents ; l'axone, d'une part, dont la longueur peut excéder le mètre, les dentrites, d'autre part, généralement beaucoup plus courts. A partir de cette organisation de base, la morphologie neuronale varie cependant considérablement d'une région à l'autre du cerveau et même à l'intérieur d'une région donnée de celui-ci. 
Au niveaux des zones de connexion intercellulaire appelées synapses, le neurone est en contact , mais non en continuité, soit avec d'autres neurones avec lesquels il forme des réseaux d'une étonnante complexité, soit avec des cellules musculaires ou encore des récepteurs sensoriels. Dans une synapse interneuronale, le neurone situé en amont par rapport à la conduction du message est dit présynaptique, et celui en aval, postsynaptique. L'espace très réduit qui les sépare est la fente synaptique. 
Dans toute cellule vivante, il existe une différence de potentiel électrique, appelé potentiel de membrane, entre les deux faces de la membrane plasmique. Le neurone est une cellule excitable, ce qui signifie que, sous l'effet d'une stimulation appropriée, son potentiel de repos peut varier suffisamment pour générer un potentiel d'action, susceptible de se propager.
Les fonctions de réception, d'intégration, et de propagation des signaux électriques sont localisées dans des régions distincts du neurone.
Le corps cellulaire et les dentrites d'un neurone offrent pour des dizaines de millier de boutons synaptique qui font contact avec eux, la principale surface de réception des messages provenant de dizaines, voir de centaines d'autres neurones situés en amont.
L'axone représente la structure émettrice et conductrice du neurone. Parvenus aux structures terminales de l'axone, les potentiels d'actions déclenche la sécrétions dans la fente synaptique  d'un grand nombre d'un neurotransmetteur spécifique. Ces molécules se fixent sur des récepteurs membranaires postsynaptique également spécifiques dont elles modifient la structure, permettant ainsi un transport transmembranaire d'ions.
Le cerveau comporte probablement plusieurs centaines de types de neurones différents. Un type (phénotype) neuronal particulier est défini non seulement par sa forme (morphologie), mais aussi par les connexions qu'il réalise, par le (ou les) neurotransmetteur(s) qu'il sécrète , par sa réceptivité à un, éventuellement plusieurs, neurotransmetteurs, ainsi que par la présence de marqueurs membranaires spécifiques.
Morphologiquement, le corps cellulaire du neurone peut être étoilé (motoneurone de la moelle épinière), pyramidal (neurones les plus typique du cortex cérébral), ovoïde (cellules du cervelet), globulaire (neurones sensoriels primaire des ganglions rachidien), granulaire (certains neurones du cervelet) ou encore fusiformes (certains neurones cérébraux). 
Le nombre des troncs dentriques au départ du corps  cellulaire varie de un à une dizaine. Quant à l'axone, sa longueur peut varier de quelques centièmes de millimètres, à quelques centimètre ou dizaines de centimètre, voir même dépasser le mètre selon les localisation. La variation porte encore sur, le nombre, la répartition, le trajet et la longueur des collatérales axonales, ainsi que sur le nombre et la forme des arborisations terminales.

Le neurotransmetteur :
Pour être considéré comme neurotransmetteur, il faut remplir plusieurs critères :
· Il doit être présent dans l'élément présynaptique,
· Les molécules et les enzymes nécessaires à sa synthèse doivent être présent dans le neurone présynaptique, 
· Il est libéré sous l'effet de la stimulation du neurone présynaptique, en quantité suffisante pour agir sur la membrane postsynaptique,
· Il se fixe sur des récepteurs postsynaptiques spécifiques;
· Il est inactivé localement de façon spécifique.

L'ensemble de tous ces critères n'a cependant été vérifié,  jusqu'à présent, que pour l'acétylcholine, au niveau de la jonction neuro-musculaire,. Il est résulte que tout les autres neurotransmetteurs n'en sont que présumés. 
Un neurone donné est caractérisé par un neurotransmetteur particulier, le même pour toutes ses terminaisons.


Noradrénaline :
La noradrénaline est un neurotransmetteur de la famille des catécholamines. Elle est sécrétée par les neurones post-ganglionnaires, du système sympathique, au niveau des varicosités de l'axone qui forment des boutons synaptiques en passant. Ces neurones sont dits noradrénergiques. Ils innervent les cellules musculaires lisses des viscères (système digestif, circulatoire, respiratoire, uro-génital) ainsi que les glandes digestives et cutanées. 

Psychoanaleptique, psychodysleptiques, psycholeptiques :
Substances qui agissent sur le système nerveux et modifient l'activité psychique. Ce sont les trois grandes catégories de la classification de Delay et Deniker, qui reste la meilleure classification des substances psychotropes.
Les psychoanaleptique, comme par exemple les stimulants de la vigilance, accroissent l'activité psychique humaine.
Les psychodysleptiques, comme par exemple les hallucinogènes, la dévient.
Les psycholeptiques, comme par exemple les hypnotiques, la diminuent.

Psychostimulants :
Le terme recouvre  des substances psychotropes appartenant au groupe des psychoanaleptique, mais qui, en toute rigueur, n'appartiennent ni aux stimulants de la vigilance comme les amphétamines, ni aux stimulants de l'humeur comme les antidépresseurs. C'est par une suite de catégories un peu hétérogène ou l'on trouve des substances banales comme la caféine ou la vitamine C et des molécules plus récentes  comme les nootropes de type piracétam, qui agiraient sur les fonctions intellectuelles et aux propriétés encore mal connues. Il faut en outre remarquer que le terme «psychostimulants»  est souvent utilisé dans un sens (usuel) plus large qui inclut alors les stimulants de la vigilance comme les amphétamines.

Psychotropes :
Substances ayant une action sur le système nerveux central et sur le psychisme. La classification de ces substances est difficile. Des substances de composition chimique voisine ont des propriétés pharmacologique très différentes, ce qui rend toute classification chimique illusoire.  La meilleure classification reste ce de  Delay et Deniker :
Les psychoanaleptique, comme par exemple les stimulants de la vigilance, accroissent l'activité psychique humaine.
Les psychodysleptiques, comme par exemple les hallucinogènes, la dévient.
Les psycholeptiques, comme par exemple les hypnotiques, la diminuent.
 
Groupes Sous-Groupes Exemple de familles ou de molécules   

Psycholeptiques 
(diminuent l'activité physique)
* Hypnotiques 
* Neuroleptiques 
(ou Tranquillisants majeurs) 
* Régulateur de l'humeur *Barbituriques
*Dérivés de phénothiazine
*Butyrophénones
*Réserpine
*Benzodiazépines 
*Sel de lithium   

Psychoanaleptiques
(Stimulent l'activité psychiques)
* Stimulant de la vigilance
* Stimulant de l'humeur
(ou antidépresseurs) *Amphétamines
*Inhibiteurs de la monoamine
*Oxydase
*Dérivés de l'imipramine   

Psychodysleptiques
(Dévient l'activité psychiques)
* Hallucinogènes
* Stupéfiants
* Alcools
* Anesthésiques volatiles *Tétrahydrocannabinoles, LSD
*Morphine, Héroïne, Cocaïne
*Ethanol
*Éther, Chloroforme  

Soma neuronal :
Le soma, ou corps cellulaire neuronal renferme un noyau non susceptible d'entrer en division mitotique (état interphasique permanent) pourvu d'un appareil nucléonaire important (lieu de synthèse des ARN ribosimiques), ainsi que des organites cytoplasmiques présents dans toutes les autres cellules de l'organisme : réticulum endoplasmique, polysomes, appareil de Golgi, mitochondrie, lysosomes ou encore le cytosquelette. Il constitue ainsi le lieu essentiel de la biosynthèse des macromolécules, notamment protéiques du neurone. La membrane plasmique qui limite le soma neuronal constitue, à un degré moindre que l'arborisation dentritique, une surface importante de réception des messages nerveux provenant d'autres neurones.

Stupéfiants :
Famille de substances psychotropes appartenant au groupe des psychodysleptiques. Les stupéfiants (morphine, héroïne, cocaïne..) provoquent une inertie physique ou psychiques, d'où leurs nom, et présentent des propriétés d'abolition de la douleur (analgésie) qui expliquent, l'utilisation thérapeutique de certains d'entre eux. Ils présentent en outre des risques de dépendance extrêmement graves. Le besoin incoercible en drogue peut conduire à la prise d'une overdose entrainant la mort par arrêt de la fonction respiratoire à la suite d'une overdose de morphine ou d'héroïne, par exemple.

Synapse :
On appelle synapse, la zone de contact entre deux neurones (synapses interneuronales), entre un neurone moteur et une cellule effectrice, cellule glandillaire ou cellule musculaire, entre une cellule sensorielle ou récepteurs sensoriels et un neurone sensoriel. C'est au niveau de cette zone que s'effectue la transmission des messages nerveux (transmission synaptique), d'un élément présynaptique à un élément postsynaptique. On distingue les synapses chimique, de loin les plus répandues, et les synapses électriques, rares chez les mammifères.
Les synapses chimiques sont caractérisée par la présence d'une fente synaptique qui sépare les éléments pré-et post- synaptiques. La transmission des messages nerveux est de ,nature chimique dans la mesure ou elle est assurée par une molécule (neurotransmetteur) libérée par l'élément présynaptique et agissant au niveau de la membrane de l'élément postsynaptique. L'élément présynaptique renferme des vésicule synaptique de stockage du neurotransmetteur qui, à l'examen au microscope électronique apparaissent soit clairs soit dense en leurs centres (vésicules dites à cœur dense). Une structure présynaptique en forme de grille s'observe parfois au contact du feuillet interne de la membrane plasmique. Les vésicules synaptiques y seraient rangées comme des œufs dans leur boite, prêtes à libérer par exocytose. La fente synaptique qui sépare les élément pré- et post- synaptiques mesure entre 10 et 50 nanomètres.
Au niveau de la membrane postsynaptique sont localisé les récepteurs des neurotransmetteurs. Sous la membrane postsynaptique des synapse interneuronales, on observe une zone dense aux électrons correspondant à une structuration particulière du cytosquelette, probablement liée à la grande concentration des récepteurs membranaires postsynaptique dans cette région. L'élément postsynaptique de la jonction neuromusculaire a une structure différente très particulière. Le complexe synaptique formé par l'élément présynaptique la fente synaptique et l'élément postsynaptique présentent donc une asymétrie de structures qui est le reflet d'une asymétrie fonctionnelle fondamentale. La parfaite complémentarité des structures pré- et postsynaptiques posent d'intéressantes mais difficiles question quand aux mécanismes régulateur de l'expression des gènes codant pour les différents peptides et protéines impliqués dans la mise en place, la structure et le fonctionnement de ces connexions.
La grande diversité des synapses interneuronales tient aux types de terminaisons présynaptique : boutons terminaux, ou en passant, à la localisation des éléments postsynaptique : dendrites (synapse axo-dendritiques), soma (synapse axo-somatiques) axone (synapse axo-axoniques), aux caractéristiques ultrastructurales du complexe synaptique qui peut varier d'un type 1 dit asymétrique (zone dense aux électrons plus développe du coté postsynaptique que du cote présynaptique) un type 2 dit symétrique (zone dense également développée) les synapses du type 1 seraient excitatrices, celles de type 2 inhibitrices. Les synapses dendro-dendritiques, somato-somatiques ou somato-dendritiques sont beaucoup moins fréquemment observées.
Dans les synapses électrique (ou jonction communicante) les membranes pré et postsynaptique sont accolés (absence de fente synaptique) de sorte que les potentiels d'action passe directement d'un neurone à l'autre, sans médiations chimiques. Les synapses mixtes correspondent à la juxtaposition d'une synapse chimique et d'une synapse électrique.


Tranquillisants :
Famille de substances psychotropes appartenant au groupe des psycholeptiques. On distingue les tranquillisants majeurs, ou neuroleptiques, et les tranquillisants mineurs qui comprennent de nombreuse familles, dont celle des benzodiazépines. 
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